Aquarelle de Vernet Horace (1842)

Aquarelle de Vernet Horace (1842)
Artiste :
Matériaux : Aquarelle
Support : Papier
Format : 55 x 45 cm -- Moyen
Style : Figuratif
Année d'exécution : 1842
Prix : 200 000 Dirhams -- 200 001 DH et +
Conversion : 17391.30 €
Référence : Ref.1699 as-ta
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Source : Wikipédia


Horace Vernet, né le 30 juin 1789 à Paris où il est mort le 17 janvier 1863, est un peintre français.

Fils de Carle Vernet, petit-fils de Claude Joseph Vernet et de Jean-Michel Moreau, il suivit les traces de son père dans la peinture militaire dont il fit sa spécialité et où il se révéla un peintre brillant, mais superficiel. On lui doit des scènes de batailles, de sport, et des sujets orientaux. Une de ses filles épousa le peintre Paul Delaroche.
Il intégra l'atelier du peintre François-André Vincent (1746-1816) à l'École des beaux-arts de Paris.
Peintre déjà célèbre en son temps, il fut directeur de l’Académie de France à Rome de 1829 à 1834. Il prit le premier daguerréotype du port de Marseille en 1839. Enrichi, il acquit en 1855 un domaine au lieu-dit « Les Bormettes », sur le territoire de la commune de La Londe-les-Maures, alors simple faubourg de Hyères, charmé par la beauté du site dont l’eau bleutée et les collines galbées lui rappelaient l’Algérie où il avait auparavant séjourné. Il s’y fit construire un vaste château médiéval composé de différents corps de bâtiments hétéroclites et de style divers.
Au début des années 1840, Vernet fit un voyage en Égypte en compagnie de son neveu Frédéric Goupil-Fesquet et de Gaspard-Pierre-Gustave Joly de Lotbinière, d'où les trois hommes rapportèrent parmi les premiers daguerréotypes d'Égypte, qui donnèrent lieu à un livre, les Excursions daguerriennes.
« Il était un homme d’esprit, caractère aimable, une nature droite, honnête, loyale, vive et sensée », écrit Sainte-Beuve.
À l’Exposition universelle de Paris de 1855, il occupa comme Ingres une salle entière et reçut la médaille d’honneur, ce qui le plaça en tête des peintres de son époque. Le peintre anglais Edwin Henry Landseer dit de lui : « Les tableaux de Vernet l’emportent sur ceux de tous ses rivaux car ils ne procèdent que de lui-même… » Au mois de décembre 1862, Napoléon III, apprenant la grave maladie de l’artiste, lui écrit : « Mon cher Monsieur Horace Vernet, je vous envoie la croix de Grand officier de la Légion d'honneur comme au grand peintre d'une grande époque… »3 Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris, section 5. 

Œuvres
Son œuvre gravé complet est vendu aux enchères en 1861. 
Le Massacre des Mamelouks de la Citadelle du Caire, (1819), signé H. Vernet daté 1819
Juda et Thamar, Salon de 1843, no 1167 (Sujet tiré de la Genèse ch. XXXVIII), signé H. Vernet daté 1840 et localisé Malte, Londres, Wallace Collection,
Prise de la smalah d'Abd-el-Kader, (1844), Musée de l'Histoire de France au Château de Versailles, la plus grande toile française au xixe siècle5
Le Duc d'Orléans demandant l'hospitalité aux religieux du Petit Saint-Bernard (av.1819), musée Condé, Chantilly
Le Parlementaire et les Medjeles (1834), musée Condé
Leçon de violon du comte de Paris (1842), musée Condé
Portrait du duc d'Orléans (1819), musée Condé
Plafond du salon de la Paix du Palais Bourbon : la Paix entourée des génies de la vapeur sur terre et sur mer (1838-1847)
Louis-Philippe et ses fils devant la Grille d'Honneur (1846), Château de Versailles

Caricature
Horace Vernet a dessiné une caricature représentant le roi Louis XVIII venant de déféquer, avec à ses pieds un étron, à ses côtés, un personnage s’apprêtant à torcher le royal postérieur. Annoté de la main de l’artiste : Le porte coton du Roi Louis Dixhuit fait par Horace Vernet chez nous le 20 décembre 1816. Le porte-coton était une fonction de laquais et désignait un employé au service des latrines. Ce dessin provenant de la collection du colonel Louis Bro, ami d’Horace Vernet, fut vendu aux enchères à Reims le 18 décembre 2005, no 172 du catalogue où il est reproduit. Il a été offert à l’École nationale supérieure des beaux-arts, par une association6.

Réception critique
Horace Vernet fut très sévèrement jugé par Charles Baudelaire dans sa critique des salons de 1845 et 1846 : « M. Horace Vernet est un militaire qui fait de la peinture. — Je hais cet art improvisé au roulement du tambour, ces toiles badigeonnées au galop, cette peinture fabriquée à coups de pistolet, comme je hais l'armée, la force armée, et tout ce qui traîne des armes bruyantes dans un lieu pacifique. Cette immense popularité, qui ne durera d'ailleurs pas plus longtemps que la guerre, et qui diminuera à mesure que les peuples se feront d'autres joies, — cette popularité, dis-je, cette voxpopuli, vox Dei, est pour moi une oppression. » Curiosités esthétiques, Salon de 1846, Paris, Michel Lévy, 1868, p. 159.
En revanche, il était grandement défendu par Théophile Gautier.