Diptyque de Igor

Diptyque de Igor
Artiste :
Matériaux : Huile
Support : Toile
Format : 120 x 90 cm -- Grand
Style : Figuratif
Prix : 19 000 Dirhams -- 5 000 DH à 20 000 DH
Conversion : 1652.17 €
Référence : Ref.1759 as-td
Mise en relation ?

Source : http://www.maghress.com/fr/lematin/40435

L’artiste-peintre russe, Igor, réside au Maroc depuis novembre 2000. Autodidacte, ses peintures passent par le réalisme, l’impressionnisme, le figuratif, l’abstrait... dans lesquelles est transcrit un amour profond pour le Maroc.Il s’est installé au Maroc grâce à sa femme qu’il avait connue à Moscou, au temps où ils étaient étudiants dans la même Université.

Igor expose actuellement ses récentes créations à l’hôtel Idou Anfa à Casablanca.
Vous êtes un artiste-peintre autodidacte, c’est-à-dire que vous n’avez pas suivi une initiation académique de la peinture. Alors, quand et comment vous avez senti le besoin de peindre?


Avant de tomber dans le professionnalisme dans le domaine des Arts Plastiques, j’étais étudiant à l’Université de Médecine de Moscou(Faculté de Biochimie) pour devenir médecin ou scientifique en fin de mes études. Dans le temps, j’avais des amis d’enfance, artistes que je côtoyais et avec qui je me plaisais beaucoup. Je restais des heures et des heures dans leur atelier à les regarder travailler leurs oeuvres. Ils m’ont appris énormément de techniques sur la peinture, surtout que mes amis avaient déjà fait l’Institut des Beaux Arts. C’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser à la peinture et à peindre moi-même. Alors, j’ai tout laissé tomber pour me consacrer entièrement à la peinture.

Quand vous vous installez au Maroc, est-ce que vous avez eu des difficultés à exposer vos tableaux?
C’est vrai que je n’ai exposé que quelques fois à Casablanca, mais j’ai fait la connaissance du propriétaire de la galerie Sarhane d’encadrement qui achète les tableaux, les encadre, puis les expose pour les revendre.Ce que j’ai aimé chez ce monsieur est l’intérêt qu’il porte à mes tableaux et à mes créations. Je sens que c’est la seule personne qui a vraiment aimé mon travail et qui achète mes tableaux par amour et non pour le commerce seulement. C’est ainsi que j’arrive à gagner ma vie avec la peinture.


Parlez-nous un peu de votre style et de votre démarche dans la peinture?
Par exemple, quand j’ai commencé à peindre, les 10 premiers tableaux étaient tous de mon imaginaire. Après, j’ai pensé à réaliser des compositions à partir de ce que je voyais ou je photographiais de la vie quotidienne.
Donc, je suis passé par le réalisme, l’impressionnisme, le figuratif et l’abstrait.


Ma démarche dans la peinture débute par la recherche de la lumière dans le tableau, puis le positionnement des éléments qui vont le composer et ensuite le choix des couleurs. Mais, je me base beaucoup sur la lumière dans mes travaux.Par exemple, dans cette exposition actuelle, dont les tableaux sont en majorité inspirés du Nord du Maroc(Chaouen et Tétouan), j’ai travaillé d’une manière un peu imaginaire en composant des créations personnelles. Je prends une quantité de photos déjà prises, et de chacune d’elles, je choisi, l’élément qui me plait le plus.

D’une photo, je prends la lumière, de l’autre une petite ruelle et ainsi de suite jusqu’à ce que je termine la composition que je veux obtenir. Dans cette exposition, j’ai eu plus recours à la mémoire. C’est pour cela que je l’ai intitulée : «The World you could jump in»(le monde dans lequel vous pouvez pénétrer).
Est-ce que le Maroc a une certaine influence dans votre travail pictural?


Mes amis de Russie m’ont appris à bien observer les choses, c’est-à-dire avoir l’oeil du peintre.
Quand je suis venu au Maroc, j’observe tout ce qui est autour de moi. C’est ainsi qu’on retrouve le Maroc dans mes tableaux, mais un Maroc différent de celui que peignent les autres peintres marocains, car je suis un étranger et je le vois d’un autre oeil.