Oeuvre 1 de Aherdane

Oeuvre 1 de Aherdane
Artiste :
Matériaux : Mixte
Support : Toile
Format : 60 x 70 cm -- Moyen
Style : Abstrait
Prix : En cours -- 5 000 DH à 20 000 DH
Conversion : 0.00 €
Référence : Ref.1062 as-td
Mise en relation ?

Source : http://www.babelfan.ma/tous-les-artistes/details/36/214/mahjoubi-ahardan...

Né en 1924 à Oulmès, Mahjoubi Ahardan, après sa formation à l’Ecole des officiers de Meknès va participer au sein de l’armée française à la bataille d’Italie pendant la seconde guerre mondiale. Plus tard, il interviendra dans le mouvement de la Résistance contre le Protectorat et sera nommé gouverneur de la province de Rabat à l’Indépendance. Ahardan est plusieurs fois ministre. Il est également fondateur du parti politique Le Mouvement Populaire dont il est les ecrétaire général. Sa vie politique a été menée parallèlement à des recherches artistiques dans la poésie et la peinture.

Sa première exposition a lieu en 1957 aux Etats-Unis.

Il vit et travaille à Rabat.

Le travail pictural de Mahjoubi Ahardan, par ses dessins et ses peintures, est onirique et se rapproche du surréalisme. L’univers plastique de cet artiste est d’une obsédante complexité. Le cheval, l’oeil, la fleur tentaculaire représentent ses références iconographiques essentielles. L’espace de ses toiles est occupé par des animaux étranges évoluant dans un monde végétal dense, envahissant. Les feuilles, les fleurs s’entrelacent dans un chromatisme aux tonalités de rouge, de vert, de jaune. L’oeil scrutateur se déploie au milieu de ces ramifications fourchues, tortueuses, infinies, tourbillonnantes.

Très influencé par son origine berbère (amazighe), l’artiste exploite son patrimoine socioculturel dans sa création artistique. “C’est ma culture qui ressort”, dit-il. Pour Antonio Zaya, le commissaire de l’exposition organisée à la galerie Bellas Artes de Santa Cruz de Tenerife en 2005, l’oeuvre de Mahjoubi Ahardan est, comme le poème, son propre sujet, sa calligraphie, son propre réseau qui reflète sa personnalité multiple, où il explore la mémoire, l’utopie et les rêves.

«Dans la vie d’un individu tout se tient. Il n’y a pas de cloisons.»
(Mahjoubi Ahardan)

Présentation Biographique


Né à Oulmès, dans le Moyen Atlas. Après sa formation à l’école des officiers de Meknès, il participe à la bataille de Tunisie et d’Italie. Par suite il assume les fonctions de Caïd d’Oulmès de 1949 à 1953. Il est révoqué pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat par les autorités du Protectorat.
L’évolution des évènements le contraint à entrer dans la clandestinité. Il est membre du conseil National de la Résistance. Gouverneur de la province de Rabat à l’Indépendance. Ministre d’Etat Chargé de la Défense Nationale en 1961. Ministre d’Etat chargé de l’agriculture en 1965, Ministre d’Etat chargé de la Défense en 1966, il donne sa démission en 1967.Ministre d’Etat chargé des Postes et Télécommunications, Ministres d’Etats chargé de la Coopération, Ministre d’Etat sans portefeuille.
Créateur du Mouvement Populaire dont il est secrétaire général, devenu Mouvement Populaire depuis le 20 Décembre 2003.
Multidimensionnel, Mahjoubi AHERDAN l’est assurément, à plus d’un titre d’ailleurs. Outre ses responsabilités d’élu local et président de la commune d’Oulmès plusieurs fois, il a été aussi député au Parlement, commandant de l’Ordre militaire marocain, grand officier de la Région d’Honneur, docteur Honoris causa de la « World academy of Arts and Culture » et un des principaux acteurs du congrès des poètes du monde et du comité pour la défense des cultures et des Langues menacées dont les assises ont eu lieu à Marrakech en 1984 puis à Corfou. Engagé pour la Défense de l’intégrité territoriale du Royaume Fidèle à la devise Dieu, la Patrie le Roi », AHERDAN participe à la glorieuse « Marche Verte » et édite à cette occasion un livre intitulé « La masse … ira » Homme politique écrivain,
Poète, Aherdan est l’auteur d’une œuvre importante dont on peut citer « Cela reste cela » paru aux éditions Julliard puis un recueil de poème « AGUNS N’TILLAS » (au cœur des Ténèbres), IGUIDER ou l’histoire mythique de l’Aigle. Il s’exercera aussi au Roman avec un poème pour étendard » « fers de feu » ou MASTRA puisé dans les mémoires de la période de la résistance et de la fin du protectorat), Reflets du vent, BARAKAKHALAS. La suite de IGUIDER est en cours d’édition.
Que dire d’un homme de cette trempe ? Sa biographie ne manque pas de références aussi significatives les unes que les autres. Il est fondateur de revues dont « AMAZIGH », revue de civilisation et d’histoire ; il participe à TIFINAGH, il édite « ATAKATTOUL », « AGRAWAMAZIGH » « TIDMI » et enfin « ALMAARAKA », organe de presse du MNP.
Un tel palmarès est sans doute suffisant pour nous édifier sur la personnalité de l’homme, sur son caractère touche- à tout avec la réussite en prime dans chacune de ses initiatives. Il écrit remarquablement ; il dessine et peint merveilleusement ; et il milite avec une force conviction ni pour la politique estimant que ce n’est pas une mode à laquelle il faut sacrifier ni un luxe. C’est un engagement jusqu’au bout des ongles ; c’est un combat de tous les jours pour la dignité la liberté et l’honneur de tout un chacun. Mais au-delà de toutes ces préoccupations, AHERDAN reste l’artiste peintre dont les toiles ne peuvent laisser indifférent.
C’est en 1947 à Nice chez un ami dont le frère était peintre, qu’il eu son premier vrai contact avec la peinture.
Comme il écrivait depuis longtemps des poèmes, il eut l’idée d’en illustrer un Le dessin est alors venu à lui, spontanément. Il persévère et expose à Versailles et à Londres. Puis, ce furent les essais de peinture toujours en autodidacte encouragé par un grand critique d’art comme Pierre ROUVE.


Il persévère, les progrès sont rapides et l’évolution remarquables. Ils aboutissent à un style AHERDAN, avec une expression picturale claire, personnelle et spécifique ; elle est essentiellement inventive et correspond chez lui à une libération de l’être, elle est un complément à ses poèmes. Sa peinture et ses Dessins en perpétuel mouvement lient le gestuel à la tourmente intérieure d’un être d’une rare sensibilité en quête d’un espace de liberté et de libération de l’âme. « Je peins, pour me libérer, l’exercice de la peinture est pour moi la recherche de l’équilibre « dit-il.

AHERDAN, l’enfant du terroir, le militaire, l’homme politique d’un courage rarissime, l’écrivain, le poète et l’artiste peintre : qui peut se prévaloir tant de générosité divine ? Ce sont certes des Dons du Ciel mais dont l’Homme a su non seulement profiter mais surtout en faire profiter les autres. Il nous expose là, la richesse d’un patrimoine dont le Maroc peut être fier : en peinture, AHERDAN s’éclate tel un volcan dont jaillissent des essences, des couleurs, des cris, des écoulements de vers, des formes qui se tracent laissant un passage des chemins vers un monde de liberté, de respect de l’autre et de paix. Ses thèmes sont variés ; c’est effectivement tout un monde qu’il recrée avec fantaisie fougue et assurance, une nature où semble couler une eau douce, limpide où cohabitent une faune et une flore en parfaite harmonie créant un lyrisme échevelé et surréaliste. Ses toiles et ses dessins dégagent un regard perçant, scrutateur intelligent profond et plein d’amour pour les siens. C’est le regard franc et loyal, droit dans les yeux, d’un poète de l’Atlas


EXPOSITIONS COLLECTIVES
 1957 Etats- Unis
 1962 Expositions circulaire des « Peintres de l’Ecole de paris où figurent les peintes marocains – Plaquette de Gaston Diehl
 1963 Galerie Charpentier à Paris
 1964 « Expo 67 » de Montréal
 1969 Copenhague- Festival panafricain à Alger
 1970 Salon de Mai à P ARIS
 1971 Imagerie fantastique au Centre Culturel français à Rabat
 1974 Peinture du Grand Maghreb à Alger ;
 Dakar ; Bagdad
 1976 Exposition Nationale des Arts Plastiques à Bab Rouah-Rabat
 1981 Expositions des Oudayas à Rabat.

EXPOSITIONS PERSONNELLES
 1968 Versailles avec dédicaces du recueil de poème « Cela reste Cela »
 1969 Genève, Galerie Motte
 1970 Paris, Galerie Motte ; Londres, Galerie O’Hana
 1971 Alger en avril, Galerie de l’UNAP
 1975 Casablanca, Galerie Nadar
 1979 Paris Maison du Maroc
 1980 Casablanca, Galerie 88
 1982 Assilah au moussem culturel
 1991 Rocamadour
 1996 Rabat Théâtre National Mohammed V
 1999 Rabat Galerie Bab Rouah
 2005 Iles Canaries, commissaire de l’exposition Antonio ZAYA
 2012 Rabat Espace Galerie Théâtre National Mohammed V