Oeuvres de Azagury

Oeuvres de Azagury
Artiste :
Matériaux : Fusain
Support : Papier
Format : 80 x 60 cm -- Moyen
Style : Moderne
Prix : 17 000 Dirhams -- 5 000 DH à 20 000 DH
Conversion : 1478.26 €
Référence : Ref.1703 as-td
Mise en relation ?

Source : http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_AZAEL

Elie Azagury est né à Casablanca en 1918 et décédé à Casablanca le 22 janvier 2009.

Il se forme à l’Ecole des beaux-arts de Paris de 1937 à 1946 (atelier Hérault) puis de Marseille (atelier Beaudouin), et enfin, après deux ans passés chez Michel Aimé à Megève après l’occupation de la zone libre, de nouveau à l’Ecole des beaux-arts de Paris (atelier Perret). Il travaille deux ans à Stockholm chez l’architecte anglais Ralph Erskine (1914-2005).

A son retour à Casablanca (1949, agence active jusqu’en 2007, longtemps dans le quartier résidentiel d'Anfa puis dans un immeuble de Marius Boyer avenue Hassan-II), il réalise des villas d’un fonctionnalisme organique et inventif, telle la villa Schulmann (1951). Les références suédoises sont perceptibles dans le groupe scolaire Longchamp de Casablanca (1954), alors que la maison personnelle d’Azagury (1962) est un manifeste du néo-brutalisme. Azagury anime les débats du groupe CIAM marocain et participe à la revue Le Carré bleu. Il voyage en URSS, en Chine et en Amérique latine entre 1957 et 1965.

Président de l’ordre des architectes du Maroc après l’indépendance (1958-1971), il dessine et construit le quartier d’habitations populaires du Derb Jdid (1957-1960), l’Office national du thé (avec Henri Tastemain), ainsi que le tribunal d’Agadir. Il travaille plusieurs fois avec Jean-François Zevaco et avec Henri Tastemain.
Il dirige l’aménagement de la station méditerranéenne de Cabo Negro (1970-1980) et poursuit la recherche d’une architecture fidèle à l’éthique du Mouvement moderne et sensible aux conditions marocaines.
(d’après Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), "Casablanca, mythes et figures d'une aventure urbaine". Paris: Hazan, 1998)